La réforme du mode de scrutin présidentiel propose l'adoption d'un système uninominal à un tour où les électeurs classent les candidats selon leurs préférences. Chaque électeur dispose de deux menus de classement : l'un par ordre de préférence, l'autre par ordre de réticence. L'électeur peut remplir l'un et/ou l'autre, à concurrence du nombre total de candidats. Chaque candidat sélectionné disparaît des options disponibles pour les rangs suivants et dans l'autre menu.
Le dépouillement pondère le résultat selon une formule mathématique précise :
- Pour le classement par préférence : nombre de points = nombre de candidats - (rang de classement - 1) × ((nombre de candidats × 2) / (nombre de candidats - 1))
- Pour le classement par réticence : la même formule est appliquée avec un multiplicateur par -1
Par exemple avec 15 candidats : le candidat classé au rang 1 en préférence reçoit 15 points, celui au rang 2 reçoit 12,9 points, décroissant jusqu'au rang 15 qui reçoit -15 points. Inversement, pour la réticence, le rang 1 reçoit -15 points et le rang 15 reçoit 15 points.
Cette précision permet d'éviter une charge cognitive excessive pour l'électeur face à une liste de nombreux candidats, tout en maintenant l'esprit du scrutin par classement préférentiel.